Mardi 17 juin 2008

 

                Et là commence l'enfer: il n'y avait pas l'ombre d'un doute, j'allais devoir me tenir très sagement durant cette soirée. Le démon allai veiller soigneusement au moindre de mes écarts et seul le Tout-Puissant sait se qu'il aurait pu m'arriver dan le cas échéant. La salle n'était pas bien grande, ni belle. Elle était anonyme, voilà tout : une salle des fêtes comme partout ailleurs, avec son carrelage bas de gamme, ses murs potirons, son plafond lisse et blanc, ses grandes vitres inutiles qui laissaient fuirent la chaleur durant les hivers rigoureux... Quoiqu'elle avait bien du charme, bourrée de ces rubans multicolores, de ces gens insouciants qui riaient fort, buvaient et dansaient. Cette chaude convivialité fait plaisir à voire, en particulier lorsque l'on y prend pas part...

                J'étais donc assise chichement sur un vieux fut. Non mécontente de mon destrier, je contemplait les humains tout en goûtant à ce fameux nectar nommé " bière", qui a la faculté de contenter ma frustration : il se passe si peu de choses sur cette Terre ! Et il est tellement difficile de s'y faire produire le moindre événement que la vie devient rapidement monotone... L'oisiveté étant mère de tous les vices,  je me suis toujours débrouillée pour que ma vie soit un festin émotionnel. A cette heure, j'ignora à quel point j'allais être servie ce soir là.

 

                Un cri monstrueux me déchira les tympans. L'assistance brusquement silencieuse cessa  toutes activités pour chercher l'origine de ce cris. Un homme gisait à terre, baignant dans un liquide vermeille -sans doute s'était il cassé le nez durant sa chute. Un très jeune homme aux cheveux blonds se tenait au dessus de lui, la crosse de son revolver de nouveau prête à châtier qui conque se mettrait sur son chemin. Une femme s'était jetée aux pieds du corps, salissant sa robe blanche avec le sang qui formait une flaque de plus en plus impressionnante. Prise de cours, je me dissimulai rapidement derrière le fut qui m'avait servit de siège. Je pris conscience de ma peur : elle me tenait fermement sous son emprise, j'étais complètement affolée, se sachant quoi faire. Il était clair que je devais lutter. Protéger ces vies humaines. Je du rassembler un maximum de concentration en un minimum de temps. Ce n'est pas chose aisé. Je tentais de chasser le mauvais pressentiment qui oppressait mon esprit. Mon ennemi ne devais en aucuns cas découvrir mon point faible.                                                                         D'après mes perceptions visuel  humaine, l'homme étais seul. Il devait sans doute appartenir au groupe de terroriste dons parlé les journaux... Je ne pu retenir un gloussement de suffisance : ce serrais du gâteau que de le mettre en pièce, devant le regard incrédule de ces enfants de Seth. Je savourai d'avance mon éclatante victoire. Ce n'est pas pour autant que je devais me passer de la discrétion quant à mon état.

                Je me mit à calculer nature et la puissance de on attaque. Je devais user d'une attaque que je connaissais mieux que tout : ouvrir une porte directe sur le monde d'En-Bas. Cet homme ne pouvait receler qu'une âme pécheresse, méritant un séjour prolongé dans un lieu où il prendrait conscience de la gravité de tous ses actes malfaisants contre la Création ...

                L'urgence de la situation m'avait fait accumuler une formidable quantité d'énergie. Sans plus réfléchir, je me jetais hors de ma cachette. Mon oeil fit un rapide état des lieux : les gens étaient figés par petit groupe un peu partout dans la salle fixant avec terreur non pas un, mes cinq garçons  un peu trop jeunes à mon goût.  Pour un simple humain ils pouvaient sembler on ne peut plus normaux, mais la vérité me sauta au visage : se n'était en aucuns cas des humains normaux. L'éclat dément de leurs yeux, leurs vêtements mal arrangés, leur manière de mouvoir leurs membres ainsi que leur stature traduisaient une bien mauvais nouvelle pour moi : des possédés. Il n'arrive que rarement que les démons ayant prit possession de corps en arrivent à tuer les humains. Je fus dégoûtée par la perversion qui animait leurs traits, à telle point que je restai quelque secondes à découvert sans agir, les toisant simplement, les mains jointes, bouillonnant du Feu divin...

                Ils remarquèrent instantanément ma présence. Cela ne sembla nullement les surprendre. Le son de leurs voix ( télépathiques) me gifla littéralement : ils s'exprimaient dans un mauvais argot infernal. J'eu honte pour les confrères qu'ils représentaient : quelle piètre équipé formaient ils...

.Je sentais le regard terrifié des humains qui se trouvaient dans mon dos : il me fallait agir sans tarder.

                Sans plus de cérémonie je prit position. Ayant fléchis un genoux, j'écartai mes mains, libérant la puissance accumulée... Le temps se suspendit. Dans un inimaginable courant d'air glacial, une immense déchirure entre les dimensions se produisit, formant une gueule béante sur les Ténèbres. En accomplissant un tel miracle je venais de leur révéler mon identité. Je m'attendais à les voire promptement aspirés et dilués dans ce sombre magma, mais cela ne se produisit pas. Je laissai pourtant la porte ouverte durant se qui me sembla être plusieurs minutes, mais rien ne se produisit.

                Affolée, je rencontrai le regard hilare de la créature qui habitait le garçon blond.

               

                "Tu croyais donc pouvoir nous anéantir de la sorte ? C'est pitoyable...., parvint il à me dire en dans ma langue entre deux gloussements hystériques "

 

                Il parlait la langue des Anges. Mais où allaient le ce monde si les démons savaient parler la langue des anges ?

                Pendant se temps là, la Porte s'étais close sans un bruit... Horrifiée, je ne parvins pas à bouger. Pandémonium n'avait pas voulu de ces créatures, c'était inconcevable: s'ils n'étaient pas des démons et qu'ils avaient la possibilité de prendre possession d'un corps cela voulait donc dire avaient été fait anges...

 

                Le temps restait figé, nul humain n'avait plus conscience des événements qui se produisaient dans cette salle. 

 

                "Comment osez vous, grondais-je de ma vari voix, manquant de tuer le corps où je résidai par un trop plein d'énergie, Comment osez vous vous mettre en si grand porte à faux avec l'Aequilibrium ?  Depuis le commencement des temps, ceci est parfaitement, et aucune dérogation n'est permise à cette règle ! Jamais un ange gardien ne dois prendre possession du corps de celui sur lequel il est sensé veiller !!

-EH ! l'Archange !, m'apostropha l'un d'eux, Y' a un point sur lequel tu dois nous éclairer : pourquoi es-ce interdit ? Les Archanges et les anges missionnés y ont bien droit eux ...  Mais maintenant que le mal est fait et que tu ne peu ni nous renvoyer en Haut ni nous expédier en Bas, que comptes tu faire ?..."

 

                Son calme apparent et son excès d'assurance me mit mal à l'aise : il était évident que je ne pouvais rien résoudre dans l'immédiat. Puis, dans une sorte de canon, ils prirent tours à tours la parole, s'adressant à moi comme si j'avais été le vulgaire rédacteur d'un quelconque cahier de doléances céleste : 

 

"Comme tu l'as deviné, commença l'un

-Nous avons prit possession de ces corps par la force..., poursuivit un autre

-Nous n'en pouvions plus de vous voire vous gausser, vous les gradés, d'avoir accès gratuitement aux joies de la chaire lorsque vous venez sur Terre.

-Cela fait des millénaire que nous aussi servons Notre Père, pourquoi donc n'avons nous eu aucunes gratifications semblables ?

- Nos aussi nous avons droit aux sensations de la peau ! Nous aussi nous avons droit aux plaisirs de la consommation d'aliments !, psalmodièrent-ils"

 

                J'observai ce tas de gamins braillards, se plaignants de tout et de rien. Ce n'était pas à moi de leur apprendre la Raison, ils devaient apprendre à se plier aux Règles qui régissent l'Univers...

 

"A présent tu arrives trop tard, l'Archange !, reprit le blond tout en souriant béatement, Nous avons un nouveau maître qui nous a permit d'obtenir se que nous voulions, sans rien attendre en échange, si non notre loyauté !, des myriades d'étoiles étincelaient dans ces yeux "

 

                Dans la précipitation, j'avais oublié que l'espace temps que j'avais gelé ne plongeait dans le sommeil que les résidants à l'intérieur du bâtiment... Je fus donc extrêmement surprise de voire me ennemis s'effondrer brutalement sur le sol. J'eu juste le temps de comprendre que des gens à l'extérieur avaient fait appel à des gaz soporifiques inodores et incolores, avant de perdre connaissance à mon tour.  

 

                Je me réveillai difficilement, toute courbaturée. Mes os craquaient comme de la biscotte. Honteuse de mon ressent échec, je restai longtemps allongée, à fixer le blanc plafond de cette chambre...             

 

                                                              
par Hanael publié dans : Nouvelles
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