La forêt était déserte. La brise faisait chanter l'épais feuillage des chênes centenaires.
Une odeur de mousse et d'herbe humide... Au loin le chant du cou-cou ...Et c'était tout...
Une paix silencieuse enveloppait ce lieu. Jamais on avait vu journée si calme. C'était l'automne. Un épais tapis de feuilles craquantes recouvraient le sol. Un maigre rayon de soleil illuminait une clairière verdoyante. Elle se situait à la limite de la grande autoroute qui avait transpercé ce temple de verdure... C'était une véritable abomination. On avait un jour décidé qu'il fallait qu'un chemin goudronné de plus massacre un autre paysage préservé. Maintenant, il ne restait plus aucun kilomètre carré qui ne soit munit de son autoroute... Bien sur, tout le monde savait que cela engendrerait de la pollution mais que voulez vous, il faut bien faire comme tout le monde ( traduction / N.D.R : il faut surtout imiter l'Oncle Sam).
"Au début, ce n'était pas si grave. Quelques ouvriers son morts par accident... Il n'y avait pas de raisons valables de s'inquiéter ! Les travailleurs continuèrent leur besogne...
Par contre, lorsqu'ils s'enfoncèrent plus profond vers le cœur de la forêt, ce fut le début de la fin... Lorsque les ouvriers ne finissaient pas écrasé ou électrocuté malencontreusement, ils tombaient malades et finissaient leurs jours à l'hôpital. Bien sur, tout cela n'était que ragot de paysans et babillages sans fondements ! Alors on poursuivit de massacrer la verdure. Toute la nature avait beau se révolter à sa manière, rien n'y faisait : si il vous était arrivé d'interroger un des survivants, il vous aurait soutenu avoir vu un écureuil voler son pain-bania pour le donner à un rat qui y aurait croqué goulûment dedans avant d'aller remettre le déjeuner dans le son emballage d'origine... Pour plus de sécurité, les hommes avaient donc décidé de se nourrir des plantes et des animaux trouvés sur place (ce qui avait entraîné les divers maladies d'origine digestive). Dés leur arrivée (à cinq heure du matin) les pauvres ouvriers se sentaient agressés, rejetés par les éléments : la plus pars du temps il trouvaient toujours un cerf, un sanglier ou un blaireau montant la garde... La vent avait une manière particulièrement lugubre de souffler et de siffler parmi les arbres, cela les rendaient nerveux (ce qui conduisaient au divers autres accidents), il fut donc décidé (contre vent et marées) de munir les hommes de casques insonorisant (ce qui augmenta le nombre de décès au grand désarroi du dirigeant des opérations).
"Tant bien que mal, on finit par terminer de tracer cette abomination. La terreur fut à son comble une fois la route ouverte au public.
"Durant la cérémonie de clôture des travaux, les centaines d'invités furent obligé de prendre la fuite pour cause de chute de grêlons de la taille d'une balle de golf... En plein été nous devons bien admettre que c'est un phénomène asses rare...
"Une fois la route en service, ce fut l'hécatombe ! La première semaine se fut un carambolage mémorable. La semaine suivante, ce fut trois voitures dans le même fossé avec deux nuits d'intervalles. Et la semaine d'après..."
La jeune fille se tu. Elle resserra un bras autour de son ventre. Cela faisait maintenant prés de vingt minutes qu'elle discourait avec cette jeune personne sans vraiment savoir pourquoi...
La brunette la contemplé de ses yeux pleins de compassions. Elle avait trouvé cette fille dans la clairière. Jamais elle n'avait vu visage si triste. Elle ne l'avait pas vu au début, comme elle était allongeait, les herbes folles la dissimulait.
Sans mot, elle s'était étendue à ses côté. Puis s'en suivit cette longue conversation.
" Ensuite ?; l'invita t'elle à poursuivre
-Ca a été mon tour..."
Ces mots n'avaient jamais franchis les lèvres de la jeune fille en face d'elle. Ils avaient résonnés dans sa tête, ou plus tôt dans son cœur.
Elle contempla son vis à vis. Elle remarqua une anomalie : la jeune fille était assis et de profile, son visage figé dans une expression de tristesse indicible... Mais l'arrière de sa tête... Il en manquait un partie... Cela ne pouvait pas être ! Non un humain... Ne peu pas... Ne peu pas... Un humain...
"Je suis morte et tu me vois quand même... C'est drôle non ?, sa voix était triste et elle menaçait de fondre en sanglots d'une minute à l'autre, es-ce que... je...."
La jeune médium assise en face d'elle prit une profonde inspiration :
"Tu veux bien me raconter se qu'il c'est passé ?...
-Je..., elle ravala ses larmes ectoplasmiques avec peines, oui... Oui si tu veux bien m'écouter..."
Elle s'appelait Sandrine, elle avait seize ans lorsque c'était arrivé. Depuis deux ans elle était là, à attendre... Quoi ? Elle ne savait pas vraiment au fond...
Elle rentrait d'une soirée un peu trop alcoolisé. Elle, elle n'avait rien bu, suivant les conseils de sa mère... A sa mère justement... Qu'es-ce qu'elle avait bien pu pleurer sa pauvre mère ! Lorsqu'elle avait vu sa fille allongée dans l'herbe baignant dans son sang... Sandrine avait bien tenté de la réconforter, de lui dire qu'elle était toujours là, mais dés qu'elle tentait de lui saisir la main ou l'épaule, elle traversait sa génitrice...
Il pleuvait ce soir là. Elle conduisait la voiture car son frère aîné était trop ivre. Elle avait déjà fait cela plusieurs fois et tout c'était très bien passé. Calme et sur d'elle, elle ne devait pas dépasser les quarante kilomètre heure.
Mais c'était sans compter l'arrivée inopiné d'un autre. Cet autre elle n'avait pas vu son visage. D'ailleurs, c'était parce qu'il conduisait en regardant la plage arrière... En plus d'être saoul, il se permettait de jouer les acrobate par temps de pluie.
Il commençait à zigzaguer dangereusement. Elle avait bien tenter de lui envoyer des appels de phares. Mais au moment où il régit c'était trop tard. Le choc fut terrible. Comme elle avait omit d'attacher sa ceinture, elle avait traversé le pare-brise ... Elle avait volé sur une dizaine de mètre pour atterrir en lisière de forêt. La douleur était sourde, tout ses membres étaient engourdis... Le ciel lui paraissait plus sombre que jamais... Sa respiration se faisait de plus en plus difficile... Le sang qu'elle perdait commençait à imbiber ses vêtements... Par réflexe, elle tenta de se cacher... Aller chercher du refuge, loin de la pluie glacée qui lui martelait la tête ... Elle était gelée...
A force de ramper au hasard elle avait terminer son périple, couverte d'orties et de ronces, dans cette clairière... Son agonie n'avait pas duré très longtemps, et puis les secours avaient trouvé son corps.
La voix parue s'affaiblir. Elle ne devint plus qu'un échos... Un faible murmure... La jeune fille regarda sur sa gauche : plus personne, juste les herbes et les arbres illuminaient par un soleil couchant... Elle se leva épousseta son pantalon et repartit.
NDR : Je vous remercie d'avoir eu le courage de lire jusque là, je ne dit pas que cette histoire est trés réussie mais... Je l'ai publié pour des personnes qui aujourd'hui ont peu de chances de
la voir... Mais bon, c'est l'intention qui compte ;)
Hanael.
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