Mardi 17 juin 2008

 

                Et là commence l'enfer: il n'y avait pas l'ombre d'un doute, j'allais devoir me tenir très sagement durant cette soirée. Le démon allai veiller soigneusement au moindre de mes écarts et seul le Tout-Puissant sait se qu'il aurait pu m'arriver dan le cas échéant. La salle n'était pas bien grande, ni belle. Elle était anonyme, voilà tout : une salle des fêtes comme partout ailleurs, avec son carrelage bas de gamme, ses murs potirons, son plafond lisse et blanc, ses grandes vitres inutiles qui laissaient fuirent la chaleur durant les hivers rigoureux... Quoiqu'elle avait bien du charme, bourrée de ces rubans multicolores, de ces gens insouciants qui riaient fort, buvaient et dansaient. Cette chaude convivialité fait plaisir à voire, en particulier lorsque l'on y prend pas part...

                J'étais donc assise chichement sur un vieux fut. Non mécontente de mon destrier, je contemplait les humains tout en goûtant à ce fameux nectar nommé " bière", qui a la faculté de contenter ma frustration : il se passe si peu de choses sur cette Terre ! Et il est tellement difficile de s'y faire produire le moindre événement que la vie devient rapidement monotone... L'oisiveté étant mère de tous les vices,  je me suis toujours débrouillée pour que ma vie soit un festin émotionnel. A cette heure, j'ignora à quel point j'allais être servie ce soir là.

 

                Un cri monstrueux me déchira les tympans. L'assistance brusquement silencieuse cessa  toutes activités pour chercher l'origine de ce cris. Un homme gisait à terre, baignant dans un liquide vermeille -sans doute s'était il cassé le nez durant sa chute. Un très jeune homme aux cheveux blonds se tenait au dessus de lui, la crosse de son revolver de nouveau prête à châtier qui conque se mettrait sur son chemin. Une femme s'était jetée aux pieds du corps, salissant sa robe blanche avec le sang qui formait une flaque de plus en plus impressionnante. Prise de cours, je me dissimulai rapidement derrière le fut qui m'avait servit de siège. Je pris conscience de ma peur : elle me tenait fermement sous son emprise, j'étais complètement affolée, se sachant quoi faire. Il était clair que je devais lutter. Protéger ces vies humaines. Je du rassembler un maximum de concentration en un minimum de temps. Ce n'est pas chose aisé. Je tentais de chasser le mauvais pressentiment qui oppressait mon esprit. Mon ennemi ne devais en aucuns cas découvrir mon point faible.                                                                         D'après mes perceptions visuel  humaine, l'homme étais seul. Il devait sans doute appartenir au groupe de terroriste dons parlé les journaux... Je ne pu retenir un gloussement de suffisance : ce serrais du gâteau que de le mettre en pièce, devant le regard incrédule de ces enfants de Seth. Je savourai d'avance mon éclatante victoire. Ce n'est pas pour autant que je devais me passer de la discrétion quant à mon état.

                Je me mit à calculer nature et la puissance de on attaque. Je devais user d'une attaque que je connaissais mieux que tout : ouvrir une porte directe sur le monde d'En-Bas. Cet homme ne pouvait receler qu'une âme pécheresse, méritant un séjour prolongé dans un lieu où il prendrait conscience de la gravité de tous ses actes malfaisants contre la Création ...

                L'urgence de la situation m'avait fait accumuler une formidable quantité d'énergie. Sans plus réfléchir, je me jetais hors de ma cachette. Mon oeil fit un rapide état des lieux : les gens étaient figés par petit groupe un peu partout dans la salle fixant avec terreur non pas un, mes cinq garçons  un peu trop jeunes à mon goût.  Pour un simple humain ils pouvaient sembler on ne peut plus normaux, mais la vérité me sauta au visage : se n'était en aucuns cas des humains normaux. L'éclat dément de leurs yeux, leurs vêtements mal arrangés, leur manière de mouvoir leurs membres ainsi que leur stature traduisaient une bien mauvais nouvelle pour moi : des possédés. Il n'arrive que rarement que les démons ayant prit possession de corps en arrivent à tuer les humains. Je fus dégoûtée par la perversion qui animait leurs traits, à telle point que je restai quelque secondes à découvert sans agir, les toisant simplement, les mains jointes, bouillonnant du Feu divin...

                Ils remarquèrent instantanément ma présence. Cela ne sembla nullement les surprendre. Le son de leurs voix ( télépathiques) me gifla littéralement : ils s'exprimaient dans un mauvais argot infernal. J'eu honte pour les confrères qu'ils représentaient : quelle piètre équipé formaient ils...

.Je sentais le regard terrifié des humains qui se trouvaient dans mon dos : il me fallait agir sans tarder.

                Sans plus de cérémonie je prit position. Ayant fléchis un genoux, j'écartai mes mains, libérant la puissance accumulée... Le temps se suspendit. Dans un inimaginable courant d'air glacial, une immense déchirure entre les dimensions se produisit, formant une gueule béante sur les Ténèbres. En accomplissant un tel miracle je venais de leur révéler mon identité. Je m'attendais à les voire promptement aspirés et dilués dans ce sombre magma, mais cela ne se produisit pas. Je laissai pourtant la porte ouverte durant se qui me sembla être plusieurs minutes, mais rien ne se produisit.

                Affolée, je rencontrai le regard hilare de la créature qui habitait le garçon blond.

               

                "Tu croyais donc pouvoir nous anéantir de la sorte ? C'est pitoyable...., parvint il à me dire en dans ma langue entre deux gloussements hystériques "

 

                Il parlait la langue des Anges. Mais où allaient le ce monde si les démons savaient parler la langue des anges ?

                Pendant se temps là, la Porte s'étais close sans un bruit... Horrifiée, je ne parvins pas à bouger. Pandémonium n'avait pas voulu de ces créatures, c'était inconcevable: s'ils n'étaient pas des démons et qu'ils avaient la possibilité de prendre possession d'un corps cela voulait donc dire avaient été fait anges...

 

                Le temps restait figé, nul humain n'avait plus conscience des événements qui se produisaient dans cette salle. 

 

                "Comment osez vous, grondais-je de ma vari voix, manquant de tuer le corps où je résidai par un trop plein d'énergie, Comment osez vous vous mettre en si grand porte à faux avec l'Aequilibrium ?  Depuis le commencement des temps, ceci est parfaitement, et aucune dérogation n'est permise à cette règle ! Jamais un ange gardien ne dois prendre possession du corps de celui sur lequel il est sensé veiller !!

-EH ! l'Archange !, m'apostropha l'un d'eux, Y' a un point sur lequel tu dois nous éclairer : pourquoi es-ce interdit ? Les Archanges et les anges missionnés y ont bien droit eux ...  Mais maintenant que le mal est fait et que tu ne peu ni nous renvoyer en Haut ni nous expédier en Bas, que comptes tu faire ?..."

 

                Son calme apparent et son excès d'assurance me mit mal à l'aise : il était évident que je ne pouvais rien résoudre dans l'immédiat. Puis, dans une sorte de canon, ils prirent tours à tours la parole, s'adressant à moi comme si j'avais été le vulgaire rédacteur d'un quelconque cahier de doléances céleste : 

 

"Comme tu l'as deviné, commença l'un

-Nous avons prit possession de ces corps par la force..., poursuivit un autre

-Nous n'en pouvions plus de vous voire vous gausser, vous les gradés, d'avoir accès gratuitement aux joies de la chaire lorsque vous venez sur Terre.

-Cela fait des millénaire que nous aussi servons Notre Père, pourquoi donc n'avons nous eu aucunes gratifications semblables ?

- Nos aussi nous avons droit aux sensations de la peau ! Nous aussi nous avons droit aux plaisirs de la consommation d'aliments !, psalmodièrent-ils"

 

                J'observai ce tas de gamins braillards, se plaignants de tout et de rien. Ce n'était pas à moi de leur apprendre la Raison, ils devaient apprendre à se plier aux Règles qui régissent l'Univers...

 

"A présent tu arrives trop tard, l'Archange !, reprit le blond tout en souriant béatement, Nous avons un nouveau maître qui nous a permit d'obtenir se que nous voulions, sans rien attendre en échange, si non notre loyauté !, des myriades d'étoiles étincelaient dans ces yeux "

 

                Dans la précipitation, j'avais oublié que l'espace temps que j'avais gelé ne plongeait dans le sommeil que les résidants à l'intérieur du bâtiment... Je fus donc extrêmement surprise de voire me ennemis s'effondrer brutalement sur le sol. J'eu juste le temps de comprendre que des gens à l'extérieur avaient fait appel à des gaz soporifiques inodores et incolores, avant de perdre connaissance à mon tour.  

 

                Je me réveillai difficilement, toute courbaturée. Mes os craquaient comme de la biscotte. Honteuse de mon ressent échec, je restai longtemps allongée, à fixer le blanc plafond de cette chambre...             

 

                                                              
par Hanael publié dans : Nouvelles
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Mardi 17 juin 2008

Lexique :

 

ANDRAS : Marquis de l’enfer, il est représenté avec le corps d’un ange et la tête d’un hibou. Il tient dans sa main un sabre et chevauche un loup noir.

GREGORI : esprit mineur ne possédant pas d'enveloppe charnel, ils sont chargés de communiquer certaines informations (que cela soit d'anges à humains, vis versa, d'anges à anges supérieurs, vis versa, d'humains à anges supérieurs ou encore de faire parvenir les nouvelles terrestres à leurs archanges tutélaires).

ASSILUTH : ici substitut du Paradis (terme trop classique et sur exploité), désigne le monde céleste à un haut degré.

"MA PROPRE LANGUE" : il faut comprendre que les anges et leurs antagonistes possèdent chacun leur alphabet (si l'on peut encore parler d'alphabet lorsque celui-ci est composé de lettres classiques, dites faibles,  et de lettres "inédites"-propre à chaque grand élément de la hiérarchie- dites fortes : le tout formant un total absolument indénombrable) et donc leur propre langage. 


***

En cette période de troubles, un groupe de terroriste venait de lancer un ultimatum à la couronne de la Grande Bretagne, menaçant de s'en prendre à la population. Malgré cela je continuai de vivre ma vie comme je le pouvais, sans me poser de questions, tentant même le Diable en me rendant dans l'œil du cyclone (espérant y être le plus à l'abri comme le dit le dicton)... Je ne sais pas vraiment se qui m'a poussé à quitter ma tanière et mes (sur)prenantes occupations pour me joindre à mon père et mon frère... Mue mon instinct, sans aucun doute, je reposais le téléphone sur son combiné en soupirant. Cela serrait sans doute l'occasion nous retrouver en famille.  

 

                Les dernière étoiles viennent de s'éteindrent dans le ciel. Quelques nuages d'un blanc de lait paressent timidement à travers dun hublot plein de buée. Le ciel tranquille sortait dune de ces nuits calmes dété, tirant vers le rouge, le rose et l’or...

                 Des cheveux bruns, des yeux gris encore bouffis de sommeil, un visage dange et un corps des plus convenables : tous ces ingrédients étaient répartis sur un boudoir d'un mètre soixante cinq.

 

                Les deux heures que j'avait passé dans lavion mavait endormit et plongée dans une transe doù il  me sembla ressortir quau moment où lavion se posa et que mon frère me marcha sur le pied. J'eu beaucoup de mal à tenir debout après êtres restée si longtemps assise... Tirant à grande peine ma lourde valise derrière moi, je lançait lourdement une jambe puis l'autre vers l'avant alors que mon frère et mon père hélaient déjà un taxi.        

                Mes mains se baladait distraitement dans mes poches , j'y découvrit deux nougats, et quelques paquets de bonbons... Mes mains rencontrèrent une forme familière ; celle dun médaillon. Sur celui-ci, vous auriez pu voire un large sceau au nom curieux " ANDRAS"*.

                Un taxi jaune savancé vers eux à pas lents, comme si ses roues avaient été engluées dans un vieux marshmallow. Son drôle de par-choc défoncé lui donnait l'air d'un bulldog renfrogné. J'étouffais une quinte de toux dans mes gants tricotés main par les soins de ma grand-mère maternelle. Je ne pu m'empêcher de pester contre ces maudits avions dans lesquels il fait toujours trop froid.

 

                Les deux hommes négocièrent leur trajet avec l'anonyme conducteur du taxi. Tant mieux, pensais-je en baillant allégrement, mon esprit était tellement embrouillé que je ne saurait sûrement pas aligner deux mots sensés dans la langue de ce maudit écrivain qui donna naissance à Richard I et ses deux successeurs... Voilà que je recommence à divaguer !

 

                Nous avons jeté nos affaires dans le coffre et sommes entré dans ledit véhicule.

 Ce dernier sentait lencens de jasmin passé, la cigarette froide et lurine de chien. Ballottée dans les virages en aiguilles et projetait en avant à chaque feu rouge je tentais de me raccrocher à la réalité en comptant le nombre de voitures rouges que nous croisions... Cela ne fut pas tâche aisée  : la seconde suivant mes pensées, les nuages se crevèrent lourdement et vomirent une quantité innommable de liquide indéterminé sur la capitale de l'Angleterre. Outrée par le manque de subtilité de la gent céleste à mon égard, j'entrepris de me ronger les ongles. 

 

                Cela faisait quatre jours que nous avion reçu l'invitation d'un obscur ami de mon géniteur, pour  passer quelques vacances en Grande Bretagne. Ces vacances en famille me semblaient interminables, et j'avais grande hâte de retourner à mon labeur, j'espérais donc tirer partie de cette joyeuse escapade en Terra Incognita.  J'avait un vague souvenir de cette personne comme  un être aux cheveux noirs,  grand et mince. J'aurait donné beaucoup à l'époque pour pouvoir avoir un petit ami aussi beau... Je me rappelait aussi qu'H. parlait très bien le Français, c'est pourquoi nous avions noué si vite relation (somme toute amicale) la seule fois où nous nous étions entretenus- durant un mariage où les seules personnes à ne pas appartenir au bataillon de viandes saoules écroulées sur les table furent sa personne et la mienne.

               

                Nous découvrîmes la ville de L. avant la fin du jour. La pluie avait cessée. Nous nous sommes retrouvé jetés sur un trottoir, sur la place d'un petit village dans la périphérie de Londres.  Un vent doux balayait les rues, un gros chat noir passa la tête en dehors de sa poubelle. Rien ne manqué au stéréotype qui affriande les touristes : c'aurait pu être une carte postale en trois dimensions tellement c'était parfait.

                Inexplicablement, je pouvais sentir le regard des centaine de paires d'yeux braqués sur moi et ma petite famille. Une sorte de vibration hostile faisait vibrer mon tympans intérieur.

" On a limpression ..., commençais-je

-Dêtres surveillé , finit Benjamin  "

Nous avons échangé un regard cordial : nous nous sommes entendu dés le moment où il nous avait fallu coexister.

" Regardez là bas ! Ne voyez vous pas cette magnifique porte art moderne ?, nous questionna joyeusement mon père"

 

                Le voilà qu'il repartait dans ses délires d'antiquaires ! Il avait été cadre puis commercial par le passé. Puis un jour sans prévenir il avait abandonné son travail pour se concentrer pleinement à sa prime passion : l'objet d'art ancien.

                Je ne pouvait s'empêcher de songer que ces ruelles étroites avaient quelques choses de menaçant. Le bruit des voies basses derrière les portes me parvenait. Mes nerfs étaient tendues à craquer sous ma peau. Les rues étaient désertes. Même les quelques boutiques, qui avaient proliférées à la manières des mauvaises herbes, étaient closes.

                De temps à autres je buttais sur  les pavés en relief d'une ruelle. La croix en argent que j'avait héritée de sa grand-mère paternel me semblais beaucoup plus froide qu'à l'habitude et rebondissait avec moins d'énergie à chacun de mes pas. L'air sentait une odeur âcre et bizarre, comme les parfums que mettent souvent les dames âgées : suave et infecte... Je pressais avec intensité la poigné de ma valise comme pour m'assurer par la douleur -mes jointures étaient blanches- que tout ceci n'était pas le produit d'un de mes nombreux et célèbres délires oniriques.

 

                Notre père sortit de nouveau un petit carré de papier froissé glissé plus tôt dans sa poche.

 

"Ce n'est plus loin murmurait-il inlassablement ... A gauche, puis en face de la salle des sports...."

 

                Perdu dans un tourbillon de rues, je sentait la nausée puis la panique prendre possession de  mon être. Enfin, au prix de mint périples, nous touchâmes au but ultime de notre inhabituel pérégrination. Dans la lumière déclinante du jour nous vîmes le fameux logis de notre hôte : c'était un petit manoir prétentieux flanqué de deux grands sapins, aux murs immaculés et aux toit couvert d'ardoises noires, toujours coulé dans le même moule du stéréotype anglais... 

                Ce qui me surprit le plus fut qu'il n'était pas à l'image de son propriétaire. H. - ou tout du moins le souvenir que je m'était fait de lui-  était un homme qui avait en horreur les lieux communs et les raisonnements manichéens. Il faut de tout pour construire un monde me direz vous, mes quant bien même ! En examinant avec désolation cette façade je ne pu qu'imaginer en frissonnant les salons layettes et les boites à biscuits accompagnant le thé aux quels j'allait devoir faire face... J'étais vraiment déçue par cet aspect banal.

               

                Mon père soupira de soulagement, et s'essuya le front d'un revers de main et proféra la phrase-ô combien tristement banal :

 

"Ca y est, nous sommes arrivé, les enfants !"

 

                Non pas que le fait que l'on me qualifia d'enfant me déplu, loin de là, je concède volontiers que la boite de conserve qui me sert de moyen de locomotion a un aspect juvénile. Mais ces mots me rappelles ces affreuses séries américaines où la famille idyllique et heureuse, le modèle américain incarné - ou bien notre bonne petite famille Ricoré à nous-  se retrouvent confrontés à des événements de nature très sérieuses -voire carrément dramatique- et je n'en espérais pas autant pour ma petite famille... Néanmoins cela clôtura notre parcours du combattant.

               

                Sans plus attendre, la porte de la baraque s'ouvrit, laissant passer son corps dans son entrebâillement... H. ne se donna pas la peine de traîner ses DocMarteens jusqu'à nous.  L'étaux de ses bras se referma un cour instant sur ma frêle embarcation. Je fus heureuse de contempler mon reflet tanguer dans la mer d'encre de chine de ses yeux pétillants de malice. Ce contact ne dura que quelques secondes. De nouveau libre de mes mouvements, je laissai place aux autres...

 

                "Hello ! , hurla-t-il, agitant un bras dans la direction de mon frère et de mon père restaient au bas du perrons de la bâtisse " 

 

                Il émanait de son corps une puissante odeur de fleur (je cru reconnaître du musc et du lys) .

 

                Mon frère tendait fièrement la main vers lui :

"Comment vas-tu depuis tout ce temps H. ?, demanda -t-il courtoisement en recoiffant habilement ses dreadlocks "

 

                Le susnommé lui répondit par un chaleureux sourire emprunt de compréhension : échanger des banalités assommantes était un sport familial reconnu et agrée depuis des temps immémoriaux.

                Ayant pénétrée dans la maison je pu mesurer avec quelle ampleur nos aïeux avaient eu le temps de s'y exercer. De même, cela ravit mon père, qui fut rassasier pour sa dose d'expertises d'objet quotidienne. H. est en quelque sorte le conservateur de tous les biens de valeurs de ma famille ( nous sommes originaires d'Auvergne depuis plus de 400ans). Ainsi sa maison est plus proche du musée ou du reliquaire qu'autre chose. Il vous serrez impossible de traverser un couloir sans croiser une antiquité plus ou moins branlante et poussiéreuse. Lair y était humide et la tiédeur moite des meubles nous  environnant avait quelque chose de malsain, de visqueux. Cette antre était une sorte de grosse limace baveuse répugnante - de nouveau tout le contraire de son propriétaire.

 

                H. nous fit faire un rapide tours de son domaine, puis nous passâmes à table. Ce passage fut particulièrement intéressant. Outre le faits que nous y parlâmes des circonstances qui avaient amenées mon père et son ami à se croiser tout au long de leurs voyages à l'étranger (car c'est lors de son excursion à Chypre, puis à Malte que mon père et H. s'étaient successivement retrouvés et avaient lié connaissance pour ne plus se quitter d'une semelle - jusqu'à ce que le Destin face encore des siennes et les amènent, à force de temps et de l'habitude, à ne plus se passer leurs coups de téléphone quotidien). Nous y abordâmes également leur centre d'intérêts communs, extrêmement similaires malgré leur différence d'âge - vingt années les séparés.  Nous mangions à belles dents, tous attablés autours d'une somptueuse table ronde en chêne, et je m'étais mise juste en face de cet homme pour mieux l'observer. Juste par curiosité, voilà tout. Ses yeux, d'une manière inexplicable, me semblaient familiers. Je ne savais pas vraiment pour quelles obscures raisons ils déclenchaient un tel émoi en ma personne. Pourtant ce n'était pas de l'amour, pas pour l'instant, seulement une sorte de cris de douleur, un gémissement confus, celui d'un cœur qui hurle au travers des siècles et lance un appel à un être cher qui l'aurait oublié... Toute en songeant à cela, mes yeux avaient voyagés jusqu'à sa dentition... A en juger par leurs formes pointus, le son de la voix de mon hôte ainsi que sa délicieuse odeur corporel, j'aurais pu jurer qu'il fut mort-né et que son rhésus sanguin fut O négatif... Ah ! Quel magnifique démon incarné me faisait face !

 

                                                                                              ***

 

                Mes pieds effleuraient délicatement le sol recouvert de moquette  provoquaient un bruit de glissement de fantôme. Nous sortions tout juste du dîner, et H. allait nous attribuer à tours de rôle notre chambre. Les vibrations de lair reprirent, rappelant le battement d'un cœur palpitant. Je ne prit pas garde au hurlement véhément de mon instinct qui me conjurait de fuire cet endroit au plus vite. Ses somations ne furent pas prise en compte : fuire, mais pour dormir où ? Et comment expliquerais-je cela par la suite ?...

                  

                H. se retourna furtivement dans le noir, et je pourras jurer que cela fut pour se délecter de mon visage fiché du masque de la terreur. Il faisait nuit noire et les faibles ampoules des couloirs grésillaient de temps à autre après mon passage. Dans mon dos ! Quel manque de courage ! Si elles avaient quelque chose à dire, au lieu de pouffer à l'abris de mes regards, elles auraient du trouver le courage de m'affronter, ces impudentes là...

 

                H. ouvrit d'un geste princier la porte située tout au fond du couloir que nous parcourions.

 

"Voilà pour toi, belle princesse, j'espère que tu trouveras le logis à ton goût,  me dit-il avec prévenance exagérée"

                  Je découvrit ma chambre : ses murs étaient gris, elle se composait d'un lit ordinaire, d'un évier et d'une magnifique coiffeuse. Je poussais un soupire de gratitude. Saluant une dernière fois H. et ma famille, je fermais la porte et me laissé couler jusqu'au sol. Enfin seul  ! Tranquillement, j'envoyais valser ma valise et mon second sac.  Le tissu de ma chemise blanche frémis, se tendit, puis un bruit de couture déchirée se fit entendre.  De derrière mon dos jaillirent mes ailes. Enfin à l'air libre ! Qu'il est insupportable de passer ses journée dissimulée. Elles se déplièrent, comme animés d'une vie propre, s'étirèrent, puis revirent se gentiment plier dans mon dos... 

                J'avais commit une imprudence ! Les volets de la fenêtre qui me faisait face n'avaient pas était fermés. Tranquillement, je prit mon essor, et me dirigea vers l'objet de mes tracas. Une branche de sapin venait partiellement obstruer l'orifice, me dissimulant à la vue d'éventuels passants. Apaisée, je l'ouvrit... L'air glacé pénétra violemment dans la petite pièce. J'étai situé en face d'un petit gymnase banal plongé dans l'obscurité la plus totale. Le bourdonnement avait prit la sonorité de cris ou de paroles étouffées par les eaux. Heureuse de ne plus avoir à jouer la comédie, je laissais venir à moi ce cris. Les tremblement de latmosphère vibrait maintenant tel un chant mystique, une prière solennelle puissante à l'écho glacial. Aussi grandiose que l'angélus, aussi incompressible que les gazouillements dun nouveau né. Emplit de promesses de terrifiantes, il courrait partout, comme une sueur froide, une gouttelette deau dévalant le corps... Un grattement acharné, comme si un rat creusait un trou dans le plafond, se fit entendre. Répétitif et emprunt d'une vivacité sauvage, suppliant par intermittences...

 

                J'agitais mes ailes pour faire savoir à ce petit djinn mon mécontentement. Sans demander son reste, il partit se réfugier dans un endroit de la bâtisse où il pensait se mettre hors d'atteinte. L'envie de lui faire savoir plus ouvertement mon brûlant mécontentement vint m'effleurer l'espace d'un instant. Mais le souvenir des mœurs de mon espèce  m'interdit de pareil comportement. Ce pauvre petit esprit ne cherchait sans doute qu'à faire valoir l'Aequilibrium.

                Je mit toute mon attention à capter les signaux me parvenant du dehors : enfin je pu identifier l'odeur qui emplissait les rues de cette ville, celle du souffre. L'inimitable et inégalable vomitif infernal... Comment avais-je pu être dupe ? Il est vrai qu'une fois dissimulée, je ne peu user de mes dons à ma guise.

 

                Alors que je divaguai depuis une heure déjà, accoudée à la fenêtre, humant l'air frais, je vis venir à moi un petit gregori*. Non pas que je le « vit », le terme est inapproprié, je le sentit. Il vint à distance raisonnable de ma personne, me salua, présenta ses respects et entama un long monologue sur le ton le plus ennuyeux et le plus monocorde qu’il me fut permit d’entendre. Distraite je n’ai prêtais attention qu’aux deux premiers vers :

                Dans la fête euphorique

(...) fin sera tragique.

(...)serpent roux est maléfique.

   Sans la renverser il ne peu rien, pour survivre déjouer les pièges du Malin.

(..)par la force vaincra, puis pour un temps redescendra,

                 (...) en empruntant la porte des Enfers son serviteur le suivra...

 

                Certaines de ces informations me semblèrent compétemment incohérentes voire dénuées de sens sur le moment. Agacée, je le chassé d'un geste de la main... Désespéré, il mit plus d'ardeur à sa tâche, en vains ; je ne désirai aucunement prêter attention à ses babillages.

                Prise d'une nouvelle quinte de mélancolie, je fouillai mes poches à la recherche du médaillon. Ce n'était presque rien, juste un bous de métal oxydé, pourtant je ne pouvais m'empêcher de songer sans cesse à mon précieux médaillon, particulièrement dans les moments de troubles. Objectivement pour moi, s'attacher à un bien matériel est une aberration, pourtant il a fallu que mon cœur s'en amourache pour le souvenir qu'il incarne...

 

                Une fois le petit gregori partit, la solitude m'écrasa de tout son poids: il ne me restait plus qu'à me coucher. Tant pis pour l'Assiluth *, ils se débrouilleraient bien sans moi ce soir pour garder les Portes de l'Eden.

                Alors que je repliait mes ailes sous moi et que je me glissai sous ces draps râpeux, je ne vis ni n'entendit celui qui aurait du provoquer ma perte, petite ombre noire dissimulée dans un recoin du gymnase, juste en face de ma fenêtre. Je la vit dégainer un téléphone mobile, composer un numéro, puis coller l'appareil à son oreille... Cette ombre bougea un peu, de manière à dégager son visage de l'ombre. Inconsciemment, mon esprit tenta d'en définir les traits : je fus accueillit par une vision d'horreur ; son visage était un crâne d'écorché, aux globes oculaires luisants, sa langue ondulait et s'enroulait  spasmodiquement...

               

                Folle de terreur, je me réveillait en sursaut : le soleil illuminait la chambre, explorant tous les recoins restaient jusqu'alors dans les ténèbres. Le jours était levé depuis plusieurs heures à en juger par sa position dans le ciel. Déconcertée, je cherchais à gauche et à droite un quelconque assaillant, mais rien ne vint troubler le clame des  gazouillements d'oiseaux. Tout sourire, j'étirais mes bras jusqu'à sentir mes os craquer... Satisfaite, j'entrepris de remettre en ordre mes cheveux , d'ajuster ma chemise (et d'en retirer les éventuels plumes qui y serraient restées accrochées).          

               

                D'un pas guilleret, je prit à rebrousse le même chemin que la veille. Dans les couloirs à la douce moquette, nulle âme qui vive... Je retrouvai, non sans peines, la petite porte de bois banc vernis qui menait à la blanche cuisine. A l'intérieur, j'y découvrit mon géniteur, affairé à lister les vides greniers dans un tabloïd, mon frère, qui jouait consciencieusement à "petit bateau vogue sur les flots" avec son pain au lait dans l'océan de café que contenait son bol fleurit. Nulle trace d' H. Encore perdue dans les brumes, je m'assoie tranquillement sur une chaise, marmonne un bref  " S'lut", preuve irréfutable que j'ai bien identifié les deux personnes attablées comme appartenant à mon entourage proche, puis je plonge mon museau dans le café brûlant dûment préparé par mon dévoué frère et ampute sèchement mon propre pain au lait.

 

                Je fus la dernière à quitter la table, se fut donc à moi de faire la vaisselle. Ainsi je pu constater qu'elle n'avait pas été faite depuis plusieurs décennie dans cette maison là. Un tas de vaisselles salles, haut comme cinq encyclopédies bien fournies, me faisait face... Ne me laissant pas impressionnée et n'écoutant que mon cœur, je dénichai facilement une paire de gants roses en caoutchouc, ainsi qu'un peu de savon liquide ( qui traînaient innocemment sur le rebords de levier). A ce moment là, je pu entendre au fond de mon esprit le rire sardonique de H. Un rire que je ne lui connaissait pas et que pourtant je pouvais entendre très distinctement.

               

                Alors que je chantonnais parmi la vapeur et les bulles, accoudée à l'évier, je ne l'entendit pas arriver. Il était là dans mon dos, à cinq centimètres à peine et je pouvais sentir son souffle sur mon cou.

 

                Je fis volte face et le découvrit, assis à la table arrangeant dans un vase des marguerites fraîchement coupées. Mon désarroi était complet. Jamais je ne me trompai dans mes prédictions, ce fus un grand choc pour mon ego. Étrangement je ressentit une once de frustration qui vint picoter mon estomac. Je réalisai à peine que j'avais espéré qu'il soit là, tout prés de moi. C'était curieux, vraiment très éloigné de mon comportement habituel, et pourtant je peu certifier que mes hormones n'avaient rien à voire là dedans. 

 

                Une raie de lumière scindait la pièce en deux et nous laissant chacun dans notre coin d'ombre respectif. Cette lumière avait la couleur du caramel : soit les vitres que les vitres fussent trop sales, soit que le Destin voulu rajouter une note théâtrale à la scène qui était en train de se jouer. Il était tout à son travail, flattant les pétales ici et là, entrelaçant amoureusement les courbes vertes de leurs tiges... Ses gestes étaient emprunts de millier précautions et d'une grande touche de dévotion. Il avait les paupières à demi-closes, se qui laissait à peine entrevoir ses prunelles noires. 

 

                Ébahie devant un si surprenant spectacle , je continuai à détailler chacun des élément de cet acte.          

 

                Je ne tardai pas à remarquer quelque chose de surprenant dans l'expression infiniment douce qu'il portait sur son visage, faisant creuser de mignonnes petites fossettes dans le creux de ses joues. Il n'y avait plus rien de l'entité démoniaque que j'avais décelé chez lui le soir précédent...  L'être que je voyais se profiler dans l'ombre et qui avait traité ces végétaux avec tellement de sensualité ne se trouvé être qu'un simple humain. De nouveau je senti un vague de nostalgie m'envahir. Je la laissai passer en moi avec un certain plaisir, observant avec un amer plaisir le passé regretté.

 

                " Alors, mon petit ange, me demanda-t-il avec un sourire en coin, c'est donc là l'effet que je te fait ?"

               

                Sa voix sourde m'avait brutalement tiré de mes pensées les plus intimes - que j'avais oublié de garder au fond de moi et qui flottaient à présent partout dans la pièce, brouillard épais suintant, léchant les murs. J'avais une fois de plus omis de fermer mon esprit - j'en perd facilement l'habitude car la plus pars de mes fréquentations actuelles ne sont que des humains. J'étais très gênée de ne pas avoir prit mes dispositions, d'autant plus que l'être qui habitait cette enveloppe semblait puissant et pouvait représenter un danger potentiel.    

               

                "Comment pouvez prétendre savoir qui je suis ?, lançais-je du ton le plus hautain que le permettait mes jambes cotonneuses, ma gorge sèche et mes gants en caoutchouc rose pétunia

- Je te connais  Z., dit il à voie basse afin que personne d'autre que moi ne puisse l'entendre, tout le monde te connais en Bas... Ou tout du moins ton nom l'est... Car les gens de mon espèces qui sont venus à ta rencontre ne sont plus là pour en témoigner."

 

                Le fait qu'il prononça si facilement mon nom dans ma propre langue *, sans commettre la moindre erreur, me fit l'effet d'un courant électrique parcourant mon cerveau. L'odeur de son corps commençait à envahir doucement la pièce. Je commençai à reprendre peu à peu mes esprits et à réintégrer totalement "mon"corps...

 

"Je te félicite, démon, pour ta grande agilité d'esprit, murmurais-je sur un ton égal, ou plus tôt je te condamne pour les âmes innocentes que tu as du torturer pour obtenir ce renseignement...

-Pourquoi donc me serrais je donné la peine de torturer alors qu'il me suffit d'un geste pour obtenir une réponse dans l'instant ?... Quoi que, se reprit-il avec malice, cela pourrait être amusant... 

-Qui donc prétend tu êtres ?, enchaînais-je rapidement pour mettre rapidement cette conversation en ma faveur

-Ne le sais-tu donc pas, Petit Seigneur des Anges ?"

 

                Vexée, je voulue pénétrer de force son esprit. Ce dernier était malheureusement bien fermé et aussi hermétique que ces maudits fruits de mer que l'on mange les soirs de réveillons. Furieuse je me mit à débiter tout le palmarès des enragés aux quels j'avais du faire face durant ces dernières années. Comme je ne constatai aucunes réactions de sa part, j'entreprit de dresser l'inventaire des dernier deux cent ans... Puis lorsque j'eu exposé tout mes adversaires au grand jour ,en révélant leurs nom véritable, je fini par me trouver fort dépourvue et plus perplexe qu'auparavant.

 

"Comment peu tu espérer trouver mon nom ? Même en Enfer on me croit mort... , je l'observai complètement déconfite, alors qu'il poursuivait tranquillement, Ce qui techniquement est le cas !"

 

                Cette dernière réplique me laissa sans voix. Les bras ballants le long du corps, je sentait le liquide chaud et savonneux me courir lamentablement sur les jambes... Nous ne nous regardions pas. Nos âmes seules étaient en contact, dans une lutte effrénée pour la domination. Soudain je me rendis compte à quel point je le désirai, quel point toute mon âmes appelée sa sœur damnée... Alors que le mot fatidique qui scellerait mon karma aller franchir mes lèvres, un brusque courant d'aire fit éruption dans la salle : dans un tourbillon de papier journaux mon père entra en trombe dans la cuisine, mettant un terme à notre discussion. Il laissait éclater sa joie au sujet d'une soirée dansante organisée le soir même... Quelle plaie !

                Je t'entai d'harponner H. du regard : il avait retrouvé en un instant un aspect  naturel et décontracté.  Passablement écœurée d'un jeux si fin et sirupeux, je ne pu retenir le froncement réprobateur de mon nez. H., ou plus tôt celui qui empruntait le corps de cet homme là, s'en aperçut et gloussa de contentement.

 

                J'était dans le même état que l'assaillant d'un château qui se serrait reçu une marmite d'huile bouillante en pleine figure. Personne n'avait le droit de me traiter de la sorte, personne !   

 

"Alors ça !, explosai-je ... de joie, Quelle idée fantastique !

- Et comment mon poussin géant !, rayonna mon géniteur, c'est une nouvelle occasion pour toi d'entamer un de tes célèbres marathons folkloriques... "

 

                Le regard brillant de mon père en disait long. Il faut dire que je ne supporte pas de m'ennuyer et que je suis quelqu'un d'extrêmement extravertie, vous l'aurez deviné certes. Mais il faut ajouter que je deviens une amie de la boisson, lorsque des esprits mal tournés viennent à glisser  un verre entre mes doigts... C'est idiot. E particulier lorsque vous êtes en Bretagne (pays des biscuits secs dégoulinants de beurre) et que le chouchen coule à flot. Mon père espérait donc pouvoir de nouveau avoir le spectacle attendrissant de sa fille se lançant gaiement, tout en tenant toujours son verre à la main, dans une ronde endiablé de personnes en costumes traditionnels... Là s'arrête le délire....

 

 

                                                                              µµµ

 

                Ils savaient que j'étais là depuis le début. Je n'avais pas effectué mes heures de permanence habituelles et j'avais eu le malheur de négliger l'avertissement du petit gregori : dommage pour moi. En tous cas, je su plus tard que durant cette après-midi là, un renfort parvint pour se joindre à l'ombre que j'avais surprise tout prés de ce fameux gymnase...

                                              

                                                                              µµµ

 

 

               

 

par Hanael publié dans : Nouvelles
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Vendredi 27 juillet 2007
Retro-World-by--kol.jpg 

  il était une fois un vieil homme assis à l'entrée d'une ville du Moyen-Orient.

un jeune homme s'approcha et lui dit :
- Je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?

le vieil homme lui répondit par une question :
- Comment étaient les gens dans la ville d'où tu viens ?
- Egoïstes et méchants. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'étais bien content de partir, dit le jeune homme.

le vieillard répondit:
- Tu trouveras les mêmes gens ici.

un peu plus tard, un autre jeune homme s'approcha et lui posa exactement la même question.
- Je viens d'arriver dans la région ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?

le vieille homme répondit de même :
- Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d'où tu viens ?
- Ils étaient bons et accueillants, honnêtes; j'y avais de bons amis; j'ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme.
- Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.

un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s'adressa au vieillard sur un ton de reproche :
- Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ?
- Celui qui ouvre son coeur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son coeur. Anonyme

par Hanael publié dans : Poémes
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Vendredi 27 juillet 2007

Avez vous déjà vraiment réfléchis au véritable sens du mot "donner" ?brother-sister-by-Gromitsend.jpg

Une petite fille rousse était allongée dans un grand lit blanc. Ses draps lui collaient à la peau, elle avait beaucoup transpiré. Cela la rongeait de l'intérieur. Ses joues roses étaient encor humides, des larmes qu'elles versait chaque jour...

Dehors le ciel était nuageux, menaçant. Les quelques platanes rabougris présents dans la cour se balançaient nonchalamment au rythme du vent. Au loin, on pouvait entendre les aboiements démentiels d'un chiens furieux.

La petite chambre dans laquelle était Lise avaient des murs blanc, un plafond blanc, un sol blanc, des draps blanc, des rideaux blancs... Tout y était blanc. Ses cheveux de feu étaient la seule couleur qui trancha vraiment avec le couleur.

" Tu comprend mon garçon, reprit calmement le docteur tout de blanc vêtu, tu dois nous donner ton sang : toi, tu as survécu à cette maladie et tu as développé des sortes d'agents guérisseurs, ceux que nous appelons des anti-corps, qui permettent de venir à bous de tout cela."

Le petit Paul avait à peine cinq ans. Lorsqu'il en avait trois, il avait survécu miraculeusement à cette maladie. Maintenant, il devait sauver sa sœur...

Le cœur serré il s'installa au prés de Lise. Elle semblait extrêmement faible. Il inspira profondément, ignorant les larmes qui perlaient aux bords de ses yeux, et prit doucement la main de sa sœur aînée dans la sienne.

 

La transfusion sanguine commença. Au fur et à mesure que le sang allait vers elle, la petite fille reprenait des couleurs. Tout le monde souriait. Paul aussi. Il regardait sa sœur avec confiance.

Mais soudain son sourire se fana, il se tourna tristement vers le docteur :

"Dites moi docteur, es-ce que je vais mourir tout de suite ? "

Ainsi, l'enfant avait mal comprit : il avait cru qu'il lui fallait donner à sa sœur tout son sang...

Merci à l'infirmière qui me conta cette histoire.

par Hanael publié dans : Nouvelles
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Mardi 24 juillet 2007

Like-the-air-by-enorablack.jpgUn petit garçon blond gigotait avec véhémence. Il tendait son petit bras potelé vers le bassin. Le bassin. Remplit d'une eaux chlorée, comme un poison, ça lui brûlait certainement les yeux. Il se pencha un peu plus pour apercevoir la forme noire qui fusait dans l’eau ...

Ils finissent tous comme ça de toutes manières : atteint de la cécité. Comme ils ne sont plus bon à rien, on les jette : "hop !" ça en fera un peu plus pour le déjeuner !

"Non ce n'est pas cruel voyons ! C'est normal..."

C'est ce que lui avait dit le dresseur. Il travaillait depuis une quinzaine d'années dans le parc. Il en avait vu passé des animaux. Il était celui qui devait tout lui apprendre du métier (ou du moins pour ce qu'elle devait en savoir pour ces deux mois de stage saisonniers.

Il n'y avait rien de mal à cela au fond... Ils n'étaient pas comme nous et ne comprenez rien si non le bâton et la carotte...

Tout cela était débité sur un ton très calme, voir même un peu joyeux. Mais pourquoi diable n'avait elle pas pu faire comme tous les ans ? Pourquoi ? Dés qu'elle revoyait un des endroits qui leurs étaient familier elle se mettait à fondre en larme et restait prostrée durant des heures. Tout le monde était confiant. Cela allait certainement lui passer. Comme pour tout le monde : on chiale un bon coup, on se dit que c'est la vie et tout rentre dans l'ordre... Tout... Dans... L'ordre...

C'est mots là avaient finit de briser son pauvre cœur déjà en triste état. Au fond pourquoi c'était elle attaché à lui ? Ce n'était qu'un garçon... Un garçon... Non. Pas n'importe lequel. C'était celui qu'elle avait aimé de toute son âme. Celui avec qui elle avait songé à fonder une famille... Celui... qui...

Un jet d'eau glacé la ramena à la réalité. Pour plaisanter cet idiot de pachyderme, ce sac à vin poilu, n'avait rien trouvé de mieux que de l'asperger avec le tuyau d'arrosage.

"Connard !"

Elle tenta de se défendre en se réfugiant derrière l'un des plongeoirs, c'était peine perdue. L'homme était bien décidé à la tremper jusqu'aux os à fin de pouvoir mieux contempler ce qui se cachait derrière son T-shirt. Son T-shirt où figurait en orange une bestiole censé être conviviale... Les graphistes n'avaient fait que donner un air encor plus torve et rusé à l'animal qui avait servit de modèle.

Alice avait décidé de travailler dans le parc d'attraction en bordure de sa ville. Elle vivait dans une petite ville portuaire sur la côte atlantique.

La perte d’un être cher l'avait laissé complètement amorphe durant des semaines. On avait du se résoudre à la nourrire sous perfusion. Ils avaient tout tenté pour la réconforter... Puis, finalement, elle était revenue. L’ombre d'elle même, vieille âme meurtrie par le chagrin prisonnière d'un corps juvénile, aigrie.

Mais rien ni personne ne pourrait jamais remplacer son Jules. Elle attendrait simplement que la vie passe. Elle regardait les autre construire des couples, faire des enfants, puis divorcer... Elle ne faisait plus partie de ce monde. C'était devenue au delà du supportable : Jules était mort, cela faisait si mois déjà et il ne reviendrais pas.

La phrase du médecin restera à jamais gravée dans son esprit. Elle avait l'impression que c'est deux mots étaient gravés dans son esprits en lettres de feu : "C'est fini". Lorsqu'elle fermait les yeux elle les voyait encor, dansant devant elle. Lorsqu'elle se bouchait les oreilles pour ne plus entendre la voie du médecin, elle résonnait encor plus fort du plus profond de ses entrailles. Son supplice n'aura de fin que quand son cœur aura enfin cessé de battre.

Elle entreprit d'astiquer le sol en plastique bleu. Il était couvert de crasse. Toutes les saletés c’étaient amassée durant l’hiver et personne n’avait songé à les ramasser. A bout de souffle, Alice fit une pose et passa une main lasse dans ses cheveux blond. Le soleil allait se atteindre son zénith et c’était déjà l’heure de la première représentation de la saison... Quelle plaie.

Alice c’était placé au milieu de la « scène ». La jeune femme devait donner les divers accessoires (cerceaux etc) qui devait servir durant la représentation. C’était interminable !

« Et maintenant, hurlait une voie dans les hauts-parleurs derniers cris, voici notre nouvelle recrue : après le dauphin Flip, le morse Otto voici le superbe, le magnifique, j’ai nommé Speedy l’otarie ! »

A ses mots, l’animateurs ventripotent qui servait de supérieur à la blonde, ouvrit une trappe dans les murs du décor. Il en jaillit un mince éclair noir. L’animal fila dans le bassin en aspergeant tout le premier rang. Alice ne pu retenir un sourire en remarquant la femme complètement détrempée et ivre de rage qui menaçait du point le pauvre mammifère...

 

 

Le soir même, alors qu’elle nourrissait les bébé phoques, elle aperçu la petite otarie. Petite c’est asses relatif : un mètre vingt et soixante kilos... Cette dernière avait un comportement étrange. Dans sa petite piscine, il ne cessait de tourner en rond. Alice se rapprocha. L’animal vint à sa rencontre. Elle tendit la main en direction du museau couvert de moustaches. L’animal en profita d’un moment d’inattention pour lui voler son seau de harengs.

Elle le laissa faire. De toute manière elle avait terminé sa tournée et tous les autres était rassasiés... Le mammifère repu se dirigea de nouveau vers elle. S’en suivit un long monologue en langue otarie. Il feulait, grognait et tourné sur lui même... Finalement il s’approcha d’elle et lui mit ses deux nageoires avant sur les épaules comme pour une embrassade et une étreinte chaleureuse. Ses petits yeux d’ébènes pétillaient de malice. Étrangement, cela lui rappelait quelqu’un... LUI...

C’était stupide. Revenant à la réalité elle décida de contacter son supérieur.

« Désolé de vous déranger mais...

-Tu ne me dérange jamais Alice !

-Je me demandais... Quel âge a-t-il ?

-Qui ça ? , demanda il en plissant ses petits yeux porcins

-Speedy ! L’otarie...

-Et bien... Il doit avoir dans les environs de six mois ! Il est bien trop jeune pour toi !!!»

Sur ce, il repartit en riant aux éclats.

Durant les semaines qui suivirent, un véritable lien se tissa entre ces deux êtres. Quelques choses d’incompressible aux yeux des autres. Elle avait retrouvé celui qu’elle aimait. Comment le savait elle? C’était son cœur qui le lui disait. Elle ne comprenait pas comment, mais un peu de son Jules semblait être dans le corps de cet animal...

Le temps passa, paisiblement. Alice apprit tout ce qui concernait la réincarnation, les pourquoi du comment du cycle karmique...

Mais malheureusement cela ne le sauva pas une fois de plus.

C’était lors d’une de leurs dernières représentation. Alors qu’il entrait en scène, l’animal fit une chute, glissa contre une des colonnes romaines du décor et se fracassa la nageoire avant gauche. Oui il était encor en vie, mais il avait ruiné l’ambiance du spectacle ! Quel maudite bête...

La cause de cet accident était plus ou moins directement les produits désinfectants : à long termes ils avaient brûlaient les yeux de l’otarie encor trop jeune pour supporter de telle agressions. Il fut donc décidé (plus tôt que de le faire rentrer en soin dans le cabinais vétérinaire) de l’achever.

Pendant la nuit, on le fit sortir silencieusement de sa cage. On le mena au bassin où l’attendait un petit filet de pêche mal raccommodé...

Le lendemain, pour Alice, se fut de nouveau le malheur. Une tristesse accablante. Elle démissionna.

Quelques années plus tard elle ouvrait son propre parc aquatique aux bannières d’une association de protection des animaux et versa la moitié de ses bénéfices pour faire progresser la recherche contre le cancer.

 

(Si jamais la personne se reconnait qu'elle me fasse un signe ;) )
par Hanael publié dans : Nouvelles
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Lundi 23 juillet 2007

The-Mystery-of-The-Forest-by-dvartdal.jpgLa forêt était déserte. La brise faisait chanter l'épais feuillage des chênes centenaires.

Une odeur de mousse et d'herbe humide... Au loin le chant du cou-cou ...Et c'était tout...

Une paix silencieuse enveloppait ce lieu. Jamais on avait vu journée si calme. C'était l'automne. Un épais tapis de feuilles craquantes recouvraient le sol. Un maigre rayon de soleil illuminait une clairière verdoyante. Elle se situait à la limite de la grande autoroute qui avait transpercé ce temple de verdure... C'était une véritable abomination. On avait un jour décidé qu'il fallait qu'un chemin goudronné de plus massacre un autre paysage préservé. Maintenant, il ne restait plus aucun kilomètre carré qui ne soit munit de son autoroute... Bien sur, tout le monde savait que cela engendrerait de la pollution mais que voulez vous, il faut bien faire comme tout le monde ( traduction / N.D.R : il faut surtout imiter l'Oncle Sam).

"Au début, ce n'était pas si grave. Quelques ouvriers son morts par accident... Il n'y avait pas de raisons valables de s'inquiéter ! Les travailleurs continuèrent leur besogne...

Par contre, lorsqu'ils s'enfoncèrent plus profond vers le cœur de la forêt, ce fut le début de la fin... Lorsque les ouvriers ne finissaient pas écrasé ou électrocuté malencontreusement, ils tombaient malades et finissaient leurs jours à l'hôpital. Bien sur, tout cela n'était que ragot de paysans et babillages sans fondements ! Alors on poursuivit de massacrer la verdure. Toute la nature avait beau se révolter à sa manière, rien n'y faisait : si il vous était arrivé d'interroger un des survivants, il vous aurait soutenu avoir vu un écureuil voler son pain-bania pour le donner à un rat qui y aurait croqué goulûment dedans avant d'aller remettre le déjeuner dans le son emballage d'origine... Pour plus de sécurité, les hommes avaient donc décidé de se nourrir des plantes et des animaux trouvés sur place (ce qui avait entraîné les divers maladies d'origine digestive). Dés leur arrivée (à cinq heure du matin) les pauvres ouvriers se sentaient agressés, rejetés par les éléments : la plus pars du temps il trouvaient toujours un cerf, un sanglier ou un blaireau montant la garde... La vent avait une manière particulièrement lugubre de souffler et de siffler parmi les arbres, cela les rendaient nerveux (ce qui conduisaient au divers autres accidents), il fut donc décidé (contre vent et marées) de munir les hommes de casques insonorisant (ce qui augmenta le nombre de décès au grand désarroi du dirigeant des opérations).

"Tant bien que mal, on finit par terminer de tracer cette abomination. La terreur fut à son comble une fois la route ouverte au public.

"Durant la cérémonie de clôture des travaux, les centaines d'invités furent obligé de prendre la fuite pour cause de chute de grêlons de la taille d'une balle de golf... En plein été nous devons bien admettre que c'est un phénomène asses rare...

"Une fois la route en service, ce fut l'hécatombe ! La première semaine se fut un carambolage mémorable. La semaine suivante, ce fut trois voitures dans le même fossé avec deux nuits d'intervalles. Et la semaine d'après..."

La jeune fille se tu. Elle resserra un bras autour de son ventre. Cela faisait maintenant prés de vingt minutes qu'elle discourait avec cette jeune personne sans vraiment savoir pourquoi...

La brunette la contemplé de ses yeux pleins de compassions. Elle avait trouvé cette fille dans la clairière. Jamais elle n'avait vu visage si triste. Elle ne l'avait pas vu au début, comme elle était allongeait, les herbes folles la dissimulait.

Sans mot, elle s'était étendue à ses côté. Puis s'en suivit cette longue conversation.

" Ensuite ?; l'invita t'elle à poursuivre

-Ca a été mon tour..."

Ces mots n'avaient jamais franchis les lèvres de la jeune fille en face d'elle. Ils avaient résonnés dans sa tête, ou plus tôt dans son cœur.

Elle contempla son vis à vis. Elle remarqua une anomalie : la jeune fille était assis et de profile, son visage figé dans une expression de tristesse indicible... Mais l'arrière de sa tête... Il en manquait un partie... Cela ne pouvait pas être ! Non un humain... Ne peu pas... Ne peu pas... Un humain...

"Je suis morte et tu me vois quand même... C'est drôle non ?, sa voix était triste et elle menaçait de fondre en sanglots d'une minute à l'autre, es-ce que... je...."

La jeune médium assise en face d'elle prit une profonde inspiration :

"Tu veux bien me raconter se qu'il c'est passé ?...

-Je..., elle ravala ses larmes ectoplasmiques avec peines, oui... Oui si tu veux bien m'écouter..."

Elle s'appelait Sandrine, elle avait seize ans lorsque c'était arrivé. Depuis deux ans elle était là, à attendre... Quoi ? Elle ne savait pas vraiment au fond...

Elle rentrait d'une soirée un peu trop alcoolisé. Elle, elle n'avait rien bu, suivant les conseils de sa mère... A sa mère justement... Qu'es-ce qu'elle avait bien pu pleurer sa pauvre mère ! Lorsqu'elle avait vu sa fille allongée dans l'herbe baignant dans son sang... Sandrine avait bien tenté de la réconforter, de lui dire qu'elle était toujours là, mais dés qu'elle tentait de lui saisir la main ou l'épaule, elle traversait sa génitrice...

Il pleuvait ce soir là. Elle conduisait la voiture car son frère aîné était trop ivre. Elle avait déjà fait cela plusieurs fois et tout c'était très bien passé. Calme et sur d'elle, elle ne devait pas dépasser les quarante kilomètre heure.

Mais c'était sans compter l'arrivée inopiné d'un autre. Cet autre elle n'avait pas vu son visage. D'ailleurs, c'était parce qu'il conduisait en regardant la plage arrière... En plus d'être saoul, il se permettait de jouer les acrobate par temps de pluie.

Il commençait à zigzaguer dangereusement. Elle avait bien tenter de lui envoyer des appels de phares. Mais au moment où il régit c'était trop tard. Le choc fut terrible. Comme elle avait omit d'attacher sa ceinture, elle avait traversé le pare-brise ... Elle avait volé sur une dizaine de mètre pour atterrir en lisière de forêt. La douleur était sourde, tout ses membres étaient engourdis... Le ciel lui paraissait plus sombre que jamais... Sa respiration se faisait de plus en plus difficile... Le sang qu'elle perdait commençait à imbiber ses vêtements... Par réflexe, elle tenta de se cacher... Aller chercher du refuge, loin de la pluie glacée qui lui martelait la tête ... Elle était gelée...

A force de ramper au hasard elle avait terminer son périple, couverte d'orties et de ronces, dans cette clairière... Son agonie n'avait pas duré très longtemps, et puis les secours avaient trouvé son corps.

La voix parue s'affaiblir. Elle ne devint plus qu'un échos... Un faible murmure... La jeune fille regarda sur sa gauche : plus personne, juste les herbes et les arbres illuminaient par un soleil couchant... Elle se leva épousseta son pantalon et repartit.

 

NDR : Je vous remercie d'avoir eu le courage de lire jusque là, je ne dit pas que cette histoire est trés réussie mais... Je l'ai publié pour des personnes qui aujourd'hui ont peu de chances de la voir... Mais bon, c'est l'intention qui compte ;)

Hanael.

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Lundi 23 juillet 2007

An-Angel-Bathes.jpg

 

VERS DE NOUVEAUX HORIZONS

 

Je le reconnais il fait un peu frais... Venez donc vous réchauffer au coin de ce bon feux de bois... Ou peu êtres préféreriez vous aller discuter dans la serre ?

Cette maison est très ancienne comme vous pouvez le constater, et je l'ai bâti de mes propres mains. Comment cela ? Et bien en étalant cela tout au long de mes nombreuses incarnations.

Ne vous moquez pas, c'est un projet pharaonique ! Un guerre de tous les jours pour ce souvenir... Ne jamais oublier... Ce pourquoi on est venu...

N'ayez pas peur ! J'aimerais que vous restiez là encor, juste quelque instants, avec moi... De toutes manières qu'es qui vous attend dehors ? La morsure du froid de vos ennuis (* à savoir la facture EDF*), les loups (* le caniche de la voisine du dessus qui jappe qu'il vente ou qu'il neige...*) ? Alors restez encor, je vous prie...

Je reçoit si peu d'invités.

Laissez vous aller dans ce bon vieux fauteuil de cuir rouge, il est si douillet ! Le temps d'une histoire, d'un conte métaphorique...

Apprenez, car il n'y a que cela de vrai dans la vie ! Volonté, ordre et temps : voici les clefs !

Vous apprendrez plus par les paraboles, les sous-entendus, tout ce qui ce chuchote dans l'ombre, que si vous posiez quelques centaines de questions.

Préparez vous au plus grand des voyages et découvrez les vérités dissimulées sous les brumes des romans et nouvelles !

Soyez sans craintes, mon sérieux ne sera pas au rendez vous tous les jours !

Ici il ne sera pas question de bavardages et ragots, juste une autre face de la réalité que je recherche à vous faire parvenir par petits lambeaux...

Ici rien de mystique, rien d'occulte, juste de la sincérité...

Pas de grandes épopées, pas de héros à glorifier (quoi que, cela ne me dérangerai pas de me mettre en vedette pour une fois... *grand coup de poing rageur sur ma propre tête pour y faire taire le démon de la vanité ^^*) , mais apprenez ! Cherchez à comprendre ! Ne subissez plus votre monde !

(Rire)---(Grand éclair blanc aveuglant)---(La personne a disparu...)  


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